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En 2024, l’environnement financier mondial est marqué par des taux d’intérêt qui restent élevés en ce début d’année, une volatilité sur les marchés boursiers et un contexte géopolitique tendu. Dans ce climat économique, les investisseurs doivent adopter des stratégies réfléchies pour protéger et faire croître leur capital.

Une combinaison entre une gestion active et une gestion passive de son portefeuille nous semble appropriée.

Une gestion active est une gestion réalisée par un gérant qui détermine des pondérations optimales pour les classes d’actifs, les secteurs, les zones géographiques et les thèmes d’investissement. Il sélectionne les actifs en fonction d’opportunités d’achat, d’analyses des sociétés, de prévisions de croissance, de ses bénéfices actuels et futurs et de fondamentaux robustes et de qualités. Le but du gérant est de réaliser une meilleure performance que le marché grâce à une bonne sélection. Dans les faits, ce n’est pas toujours le cas. C’est pourquoi, nous conseillons de compléter son portefeuille à travers des trackers (ETF). La gestion passive suit un indice et réalisera la performance du marché. Sans oublier que dans une saine gestion de patrimoine, la diversification et une approche long terme restent les critères fondamentaux. Il est crucial de suivre ces deux principes pour réduire les risques de son portefeuille.

En 2024, les obligations à taux fixes et les comptes à terme peuvent offrir une certaine stabilité dans un paysage fluctuant. Ils peuvent être une bonne alternative pour les investisseurs conservateur ou prudent. À côté des obligations et du cash, les actions bien que plus volatiles, offrent toujours des opportunités plus intéressantes pour les investisseurs avisés. Elles offrent potentiel de rendement supérieur aux obligations et aux cash sur une période de cinq ans. Vu l’anticipation de baisses de taux futurs et le fait que certaines valeurs reflètent déjà cette réalité dans les cours, les investisseurs devraient prêter attention aux secteurs de croissances et aux croissances bénéficiaires futures. Les grandes sociétés (Large Cap) restent toujours les meilleurs contributeurs historiques.

Le contexte géopolitique hyper tendu, marqué par des conflits tels que la guerre en Ukraine et à Gaza, ainsi que les élections américaines ajoutent une couche supplémentaire d’incertitude aux marchés financiers. Les investisseurs doivent surveiller de près les développements géopolitiques et politiques et être prêts à ajuster leurs stratégies en conséquence. La diversification géographique et sectorielle peut aider à atténuer les risques associés à l’instabilité politique.

Bien que les indices flirtent avec leurs plus hauts historiques, il est important de rester vigilant. En effet, le rallye de fin de l’année 2023 a anticipé déjà beaucoup de bonnes nouvelles et laisse peu de place aux déceptions. Les résultats des entreprises seront déterminant pour les valorisations. Une correction du marché est toujours possible, surtout dans un contexte de ralentissement économique. La prudence et la patience sont de rigueur.

En conclusion, investir en 2024 nécessite une compréhension approfondie du paysage financier mondial et une approche basée sur la qualité et la valorisation d’une société. En diversifiant les investissements et en restant fidèle à une stratégie à long terme, les investisseurs peuvent naviguer avec succès dans les défis et les opportunités du marché.

Geoffroy de Pierpont